
Quand des pigeons s’installent sur un bâtiment, deux dispositifs reviennent presque toujours : le filet et les pics. Ils ne font pas le même travail. Le filet ferme un volume, les pics empêchent l’oiseau de se poser sur une surface étroite. Choisir le mauvais dispositif, c’est payer une installation qui ne règle pas le problème, ou qui le déplace de quelques mètres.
Le filet : fermer un volume
Le filet anti-pigeons crée une barrière physique. Bien tendu sur un câblage périphérique et fixé tous les quelques centimètres, il interdit l’accès à tout un espace : une cour intérieure, un comble ouvert, une charpente métallique, un auvent de quai, une façade à niches ou un balcon.
Ses points forts :
- une protection complète du volume, sans zone de repli pour l’oiseau ;
- une grande discrétion quand la maille et la couleur sont bien choisies ;
- une longue durée de vie, pour un entretien limité.
Ses limites : la pose demande un travail en hauteur (nacelle ou cordiste), un ancrage soigné et un accès conservé pour la maintenance des équipements situés derrière. Un filet mal tendu ou mal fermé laisse passer les oiseaux, qui peuvent s’y prendre.
C’est la solution de référence pour les sites où la présence d’oiseaux n’est pas acceptable, comme les zones sensibles d’un site agroalimentaire. Nous l’avons mise en œuvre pour un leader mondial de la pâte à tartiner.
Les pics : empêcher de se poser
Les pics se fixent sur les surfaces linéaires où les pigeons se posent : rebords de fenêtres, corniches, enseignes, poutres, gouttières, sommets de murs. L’oiseau ne trouve plus d’appui stable et va se poser ailleurs. Les pics ne blessent pas les oiseaux.
Leurs points forts : une pose rapide, un coût modéré et une efficacité directe sur les perchoirs bien identifiés.
Leurs limites : les pics ne protègent que la surface qu’ils couvrent. Sur une surface trop large, l’oiseau se pose entre les rangées. Des débris ou des brindilles accumulés entre les pointes peuvent même servir de base à un nid. Il faut donc les entretenir.
Comment choisir : les cinq questions à se poser
- Où se posent les oiseaux ? Sur des rebords étroits, les pics suffisent souvent. Dans un volume (comble, cour, structure), seul le filet ferme l’accès.
- Les oiseaux nichent-ils ? Un site de nidification est bien plus difficile à faire abandonner qu’un simple perchoir. Le filet est alors souvent nécessaire.
- Quelle est la pression ? Quelques individus ou une colonie installée ne demandent pas la même réponse. Sous forte pression, les oiseaux contournent les dispositifs partiels.
- Quelles sont les contraintes du site ? Hygiène en agroalimentaire, aspect visuel en centre historique, accès de maintenance, travail en hauteur.
- Quelles espèces sont présentes ? Le pigeon biset n’est pas protégé, mais d’autres espèces peuvent occuper les mêmes bâtiments, comme les hirondelles et les martinets, qui le sont. La pose doit en tenir compte, notamment au regard de la période de reproduction.
Souvent, la bonne réponse combine plusieurs dispositifs
Sur un même bâtiment, il est courant d’associer filets sur les volumes et pics sur les rebords. Quand la pression est forte sur de grandes surfaces extérieures, l’effarouchement, notamment par rapaces avec Fauconnerie Team, réduit la population présente avant ou pendant la pose. Enfin, aucun dispositif ne se pose sur des surfaces souillées : un nettoyage des fientes précède l’installation.
Faire auditer votre bâtiment
Chaque installation Aviclean Espace commence par un audit technique sur place : relevé des zones de pose et de nidification, métrage, contraintes d’accès et d’activité. Vous savez ainsi précisément où poser des filets, où poser des pics, et pourquoi. Demandez un audit.

