Oiseaux en usine agroalimentaire : risques d’audit IFS et BRCGS et plan de maîtrise

Oiseaux en usine agroalimentaire : risques d’audit IFS et BRCGS et plan de maîtrise

Fientes d'oiseaux accumulées sur un site professionnel

Sur un site agroalimentaire, un pigeon posé sur un quai de chargement n’est pas un détail. Les oiseaux transportent des agents pathogènes, leurs fientes et leurs plumes sont des contaminants, et leur présence près des zones de production ou de stockage est un sujet que les auditeurs regardent de près. Les référentiels de sécurité des aliments comme IFS Food et BRCGS Food Safety exigent un dispositif de maîtrise des nuisibles qui inclut explicitement les oiseaux.

Fientes d'oiseaux accumulées sur un site professionnel

Pourquoi les oiseaux sont un risque de sécurité des aliments

  • Contamination microbiologique : les fientes peuvent contenir des salmonelles et d’autres bactéries, ainsi que des agents comme Chlamydia psittaci.
  • Corps étrangers : plumes, débris de nids, fientes séchées peuvent tomber dans les matières premières, les emballages ou les produits.
  • Attraction d’autres nuisibles : les nids attirent insectes et acariens.
  • Dégradation des bâtiments : fientes acides, chéneaux bouchés, infiltrations au-dessus des zones de production.

Ce que vérifient les auditeurs

Les référentiels n’imposent pas une technique, mais un résultat démontré et documenté. Lors d’un audit, l’auditeur cherche généralement à vérifier :

  1. Une analyse des risques qui identifie les oiseaux parmi les nuisibles du site, avec les zones sensibles.
  2. Des bâtiments conçus et entretenus pour empêcher l’entrée des oiseaux : ouvertures protégées, quais et auvents équipés, toitures entretenues.
  3. Un prestataire compétent, sous contrat, avec des interventions planifiées.
  4. Des rapports d’inspection datés, avec constats, actions correctives et suivi.
  5. Des tendances : l’évolution de l’activité des nuisibles dans le temps et la réaction du site.
  6. L’absence de preuve d’activité sur le terrain : un pigeon en vol dans un entrepôt, des fientes sur un convoyeur ou un nid au-dessus d’une porte de quai suffisent à générer un écart.

Les écarts que nous rencontrons le plus souvent

  • Des oiseaux qui entrent par des portes de quai ouvertes en permanence.
  • Des nids dans les auvents, les bardages ou les structures métalliques au-dessus des zones de chargement.
  • Des fientes accumulées sur les toitures, près des centrales de traitement d’air.
  • Des dispositifs anciens dégradés : filets déchirés, pics encrassés.
  • Un plan de lutte qui couvre les rongeurs et les insectes, mais pas les oiseaux.

Construire un plan de maîtrise des oiseaux

1. Audit et cartographie

Relevé des zones de pose, de passage et de nidification, identification des espèces et de la pression, repérage des points d’entrée. Le résultat est une cartographie que l’on peut joindre au plan de lutte du site.

2. Nettoyage et assainissement

Les zones souillées sont nettoyées et désinfectées selon un protocole sécurisé, avant toute pose de dispositif. Voir notre article sur le nettoyage des fientes en milieu professionnel.

3. Exclusion physique

Filets pour fermer les volumes, pics pour les rebords et les poutres. Le choix dépend du bâtiment, comme nous l’expliquons dans filet ou pics : comment choisir.

4. Effarouchement

Quand la pression est forte sur les abords et les toitures, l’effarouchement, notamment par rapaces avec Fauconnerie Team, réduit la population présente.

5. Suivi et traçabilité

Contrôles périodiques, entretien des dispositifs, rapports datés avec photos : c’est ce dossier que vous présenterez à l’auditeur.

Un exemple concret

Pour un leader mondial de la pâte à tartiner, nos équipes ont fermé une zone sensible par des filets anti-volatiles : trois nacelles, quatre techniciens, quinze jours de chantier. Le détail est dans notre cas client.

Préparer votre prochain audit

Aviclean Espace intervient partout en France pour l’industrie agroalimentaire. Demandez un audit de votre site : vous disposerez d’une cartographie des risques aviaires et d’un plan d’action documenté.

Les exigences exactes dépendent de la version du référentiel appliquée à votre site : référez-vous au texte en vigueur et à votre organisme certificateur.